Les Ambulanciers de Toulon en colère

Publié le par franck-04

Les Ambulanciers de Toulon en colère


FURIEUX d’être écartés des missions de transport sanitaire au profit des sapeurs pompiers, les ambulanciers privés du Var refusent, à partir d’aujourd’hui, tout transfert de malade à la sortie de l’hôpital de Toulon. « Quatre hôpitaux du Var ne sont pas dotés d’ambulances. Normalement, il nous revient d’effectuer les missions de transport sanitaire. Or, ce sont les pompiers qui le font. Finalement, c’est le département qui paie, donc les citoyens », explique Claude Delesse, porte parole de quatre syndicats d’ambulanciers.
« Ce mouvement vise à nous embouteiller à une période très délicate », dénonce un urgentiste. Les ambulanciers assureront malgré tout les entrées d’urgence à l’hôpital mais refusent désormais les sorties.
Diane Andrésy(le journal aujourd'hui du 30/07/08)


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En lançant que le budget des pompiers était trop élevé (notre édition du 23 juillet), le député-maire de Saint-Raphaël, Georges Ginesta, a soufflé sur des braises. Celles qui couvent entre deux services se partageant une même mission de transport sanitaire : les pompiers et les ambulanciers privés.

Ces derniers ont prestement approuvé les propos du député : oui, les pompiers coûtent trop cher, appuie Claude Delesse, président du syndicat départemental des ambulanciers privés (1). « Et c'est injustifié. On pourrait, en appliquant la loi, faire plus souvent appel à nous, les ambulanciers privés, dont les services sont beaucoup moins chers. »

Les ambulanciers ne s'en cachent pas : ils s'estiment, avec les pompiers, « dans le même business. Nous avons la même formation, les mêmes véhicules, le même matériel. » Et le même gâteau à partager.

Actions de protestation à partir de demain

Comme ils en ont assez « de ramasser les miettes », autrement dit « de faire ce que les pompiers refusent (interventions dans des secteurs ''chauds'' ou trop éloignés...) », les ambulanciers préparent une série d'actions. A partir de demain, ils refuseront toute sortie pour un transport urgent demandé par le 15.

Autre initiative : une grève sur les gardes de nuit obligatoires. « C'est nous qui établissons le tableau de ces gardes (11 véhicules chaque nuit). On ne va plus le prévoir. A l'Etat de se débrouiller. On en a assez de payer des ambulanciers à dormir. »

Enfin, autre façon d'exprimer leur mécontentement : à partir de mercredi, les ambulanciers effectueront les entrées dans les hôpitaux, pas les sorties. En commençant par Font-Pré à Toulon, « avant d'étendre le mouvement si rien ne bouge ».

La polémique ne date pas d'hier. Voilà des années que les ambulanciers critiquent la volonté des pompiers « de garder la maîtrise du déclenchement des transports urgents », résume Claude Delesse.

Et de détailler : « La loi dit que leur domaine d'intervention, ce sont les accidents, les sinistres, les catastrophes. Sous prétexte qu'il existe la notion d'urgence vitale, ils font tout, la cheville foulée comme la crise cardiaque. »

« Partager équitablement »

Les ambulanciers mettent aussi en cause la convention tripartite qui les lie au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) et au Samu (Service d'aide médicale d'urgence). En fonction de celle-ci, un médecin du Samu, joignable par téléphone au 15, détermine le mode de transport selon les cas. Ce texte « n'est pas appliqué et ne sert à rien », tranche le président du syndicat.

« Le 15 est débordé et ne peut pas faire son boulot de chef d'orchestre. Il laisse faire les pompiers... » Lesquels « font du chiffre, alignent le nombre de sorties pour obtenir de bons budgets ». Retour à la case argent.

« Il y a du boulot pour tous à condition qu'il soit équitablement partagé, conclut Claude Delesse. Ou on nous implique dans un vrai service public ou, dans le cas contraire, on transporte seulement nos malades, sans intervenir dans le transport urgent. »

1. Outre le syndicat dirigé par Claude Delesse, l'association des ambulanciers urgentistes et la chambre syndicale des services d'ambulance, présents dans le Var, s'associent à ces actions.

Catherine Aubry
Var-Matin

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Publié dans Patronat

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C
s'il sont pas content de payer  leurs gars à dormir, ils n'ont qu'a pas faire de garde mais je leurs rappelle qu'il touche 349 euros pour faire les préfectorales alors chers patrons arretez de pleurer et payer votre personnel comme il se doit
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C
je comprend ce monsieur qui paye ses ambulanciers a dormir car nous a var assistance c est une sortie tout les quart d heure par ambulance de nuit alors si il n est pas content on pourrait lui imposer de oh non travailler!!!!!
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F
Je ne vois pas ou est le rapport
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C
merci de defendre ce chef d entreprise qui permet a ses salaries de pouvoir payer leur facture enfin je vois que la cgt avance dans le bon sens mais je pense que pour optimiser les transports on pourrait sanctionner lourdement les salaries qui s arretents acheter les cigarette pendant leurs travail ou qui rechignents a travailler plus de douzes heures par jour ca les fatigue!!!! ILS SONT PAYES donc rien a dire!!!
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