Groupe BRANDO

Publié le par Webmaster

Un transport sanitaire qui fait tache! :

Midi Libre.Édition du jeudi 16 avril 2009

C'est une première, selon une source proche du dossier : récemment, le SAMU 30 a pris sa plume pour dénoncer auprès de la Ddass une société d'ambulances nîmoise dont l'un des véhicules n'était pas équipé en oxygène (lire Midi Libre d'hier). L'affaire est grave - l'oxygène est bien évidemment un équipement obligatoire pour les ambulances - et survient alors que cette profession connaît dans le Gard de profonds troubles.

Le courrier, que Midi Libre s'est procuré, signale un « dysfonctionnement d'une ambulance privée » survenu dans la journée du 30 mars, à Bellegarde. Ce transport sanitaire avait été requis par un médecin généraliste pour évacuer vers le CHU de Nîmes un patient « insuffisant respiratoire, sous oxygène à domicile en continu ». Mais voilà, l'ambulance

privée dépêchée sur les lieux de l'intervention présentait une série de dysfonctionnements, notamment relatifs à ses équipements en oxygène ; pour ainsi dire, elle en était complètement dénuée. Ce qui a alors conduit le SAMU 30 à intervenir en urgence et à effectuer le transport vers l'hôpital. Dans son courrier à la Ddass, le SAMU 30 conclut : « Pas de respect des normes d'équipement minimal requis pour le transport de patient » ; « Envoi d'une ambulance non adaptée alors que l'appel du médecin généraliste précisait la nécessité d'une oxygénation en continu ».


Pour Loïc Cazzulo, président du Service des ambulanciers gardois pour l'urgence (le SAGU, qui organise les gardes ambulancières), cette affaire, « très grave », relève d'« un total irrespect de la réglementation ». Le 12 mars dernier, M. Cazzulo, qui, par ailleurs, est président du Syndicat des transporteurs sanitaires gardois, a manifesté avec nombre de ses homologues patrons de sociétés d'ambulances sous les fenêtres de la Ddass pour réclamer de leur autorité de tutelle plus de contrôles dans leur profession, de faire en somme le ménage. « Encore une fois, martèle Loïc Cazzulo, nous demandons à la Ddass qu'elle aille jusqu'au bout de l'enquête. » Contacté hier par Midi Libre, le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales, Serge Delheure, indiquait, à propos de la lettre du SAMU, que ses « services devaient l'avoir reçue ». « On traitera cette plainte comme on traite toutes les plaintes », selon « une procédure contradictoire », précisait-il. En substance, cette affaire serait soumise à l'avis consultatif du sous-comité des transports sanitaires. Si cette procédure devait aboutir à une sanction (du simple avertissement jusqu'à un retrait d'agrément), celle-ci serait au final arrêtée par le préfet.

La société de transports sanitaires incriminée par le SAMU appartient au groupe Brando qui, depuis quelques mois, défraie la chronique. Une instruction judiciaire est menée à Avignon concernant des malversations présumées dans plusieurs entreprises de ce groupe et sur plusieurs départements, dont le Gard (lire Midi Libre du 23 février). Aussi, le 1 er avril, le préfet du Vaucluse a suspendu définitivement les agréments à deux sociétés de ce même groupe.
Publicité

Publié dans Affaires

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Une Ambulance sans oxygène, peut effectivement choquer.Mais il semble que des éléments sont manquant dans cet article, sachez d'abord que l'oxygène est devenu un médicament, et qu'à ce titre, au niveau de la loi un ambulancier n'a pas le droit de détenir ni d'administrer un médicament.On se retrouve donc dans le cas d'une loi qui en détrône une autre.De plus, si il est facile pour le SAMU comme l'hôpital d'avoir de l'oxygène, il n'en est pas de même pour les ambulancier. Trois grand organismes se partagent la livraison de l'oxygène, celles-ci affichent à peu près les mêmes prix.C'est à dire des contrats année pour une  bouteille allant de 3ans à 5ans, pour la modique somme de 1000 euros par bouteille pour 3 ans + 50 euros par recharge.Ce qui revient à 2000 euros de perdu par ambulance, car cette somme n'est pas une consigne (est-ce normal ?)De plus aucunes de ces firmes a l'heure actuelle ne livre l'oxygène. C'est à nous de nous débrouiller pour trouver quelqu'un qui stock cette oxygène pour nous, car même le stockage ne nous est pas permis.Alors il est sûr que de ne pas avoir de l'oxygène dans une ambulance est honteux, mais j'attends avec impatience que cette affaire passe au tribunal, car on pourrait bien aller de surprise en surprise, les anciens contrats se finnissant bientôt, c'est peut être même toute la profession qui n'aura plus d'oxygène dans les ambulances.Un salarié excédé....
Répondre
W
<br /> <br /> Les,  forfaits secu comprennent l'O², les draps etc..... je ne vois donc pas en quoi le pb des fournisseurs intervients dans l'histoire<br /> l'o² est obligatoire dans l'ambulance par decret, soit nous sommes des transporteurs sanitaire soit plombier, mais on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre.<br /> 99% des entreprise respecte ce minimum obligatoire , alors pourquoi pas le GROUPE BRANDO.<br /> Oui l'O² et un medicament mais cela ne date pas d'aujourd'hui, Dans les situations d'urgences nous sommes autorisé a prendre l'initiative, mais uniquement dans l'attente de la prescription du<br /> medecin regulateur du samu,tout comme les generaliste doivent le preciser, en general sur la PMT <br /> je pense que le groupe BRANDO pourrais avoir une meilleurs defense que celle que tu avances<br /> <br /> <br /> <br />
P
Une ambu sans oxygène, c'est déjà bien vu, mais en plus l'envoyer sur une urgence alors que le médecin demandeur avait précisé le transport sous oxygène, fallait oser ! J'imagine comment le CCA de cette ambu devait être à l'aise !Si seulement, ça pouvait décider les autorités à faire des contrôles...et pas seulement sur convocation à la DASS pour l'agrément d'un nouveau véhicule. (pas difficile d'armer un véhicule exprès pour ce contrôle sur rendez-vous et de le désarmer une fois le contrôle effectué.)
Répondre